Changer l'adresse de connexion
Déplacer /wp-admin réduit le bruit des robots dans les journaux. Mais une faille d'extension s'exploite sans passer par la page de connexion. À faire en plus des réglages ci-dessus, jamais à leur place.
Une sauvegarde chaque jour hors du serveur, des mises à jour sans attendre, aucune extension inutile et la double authentification sur les comptes administrateurs : ces quatre réglages ferment les portes par lesquelles entrent la plupart des intrus. Les huit suivants ferment celles qui restent. Et certains conseils qu'on lit partout ne servent presque à rien.
Publié le 18 octobre 2026 · par l'équipe Boost de WS Agency · 10 minutes de lecture

Ce n'est pas une protection contre l'intrusion, c'est ce qui la rend réparable. Une sauvegarde chaque jour, envoyée sur un autre stockage que le serveur du site, gardée au moins un mois, et une restauration essayée au moins une fois. La documentation de WordPress conseille aussi de garder des copies datées dans un lieu sûr : c'est ce qui permet de revenir à une version antérieure à l'intrusion, souvent plus ancienne qu'on ne le croit.
WordPress installe seul ses mises à jour mineures de sécurité. Pour le reste, les extensions et le thème surtout, appliquez les correctifs de sécurité dès leur sortie, sans attendre la fin du mois. Sur une boutique, ou pour une extension qui touche au paiement, testez d'abord sur une copie du site. Les robots qui cherchent les versions vulnérables passent dans les jours qui suivent la publication d'une faille.
Chaque extension est du code de plus sur votre serveur. Supprimez celles qui ne servent plus : désactivée, une extension reste sur le serveur, et une faille dans ses fichiers peut parfois être exploitée quand même. Sur la page de chaque extension sur wordpress.org, regardez la date de la dernière mise à jour : une extension que personne ne met plus à jour, ou que wordpress.org a fermée, ne recevra plus de correctif. Et ne téléchargez jamais une extension payante proposée gratuitement ailleurs : elle contient souvent une porte dérobée.
Un compte par personne, avec le rôle le plus bas possible : un rédacteur n'a pas besoin d'être administrateur. Supprimez les comptes des anciens prestataires et évitez les identifiants évidents comme « admin ». Des mots de passe uniques, rangés dans un gestionnaire. Puis la double authentification sur tous les comptes administrateurs, avec l'extension Two Factor, maintenue par des contributeurs de WordPress, ou celle de votre extension de sécurité. Dans votre profil, supprimez aussi les mots de passe d'application dont vous ne vous servez pas.
WordPress recommande PHP 8.3 ou plus. Au 18 octobre 2026, PHP 8.4 et 8.5 reçoivent encore des évolutions, PHP 8.3 des correctifs de sécurité jusqu'à fin 2027 et PHP 8.2 jusqu'au 31 décembre 2026 seulement ; PHP 8.1 et 8.0 n'en reçoivent plus aucun. La version de votre site est indiquée dans Outils, puis Santé du site. Le changement se fait dans l'espace de votre hébergeur, après un essai sur une copie.
Dans Réglages, puis Général, les deux adresses du site doivent commencer par https://, et toute visite en http:// doit être renvoyée vers https://. WordPress en fait une exigence. Le chiffrement protège les mots de passe et les formulaires de vos visiteurs ; l'en-tête HSTS, plus bas, empêche de revenir en arrière.
Un pare-feu applicatif bloque les attaques connues avant qu'elles n'atteignent WordPress. Il peut être installé sur le serveur, chez un service placé devant le site, ou sous forme d'extension, comme le rappelle le guide de durcissement de WordPress. Ajoutez une limite aux tentatives de connexion : après quelques échecs, l'adresse qui essaie des mots de passe est bloquée un moment.
WordPress permet de modifier le code du thème et des extensions depuis le tableau de bord. Un intrus qui vole un compte administrateur s'en sert pour écrire son propre code. Une ligne dans le fichier wp-config.php le désactive : define( 'DISALLOW_FILE_EDIT', true );. Elle n'empêche pas tout, mais elle ferme la porte la plus simple.
Le fichier xmlrpc.php sert à des outils anciens, comme certaines applications mobiles ou certaines extensions. C'est aussi une cible classique des robots qui essaient des mots de passe en série. Si vous ne vous en servez pas, bloquez-le au niveau du serveur ou du pare-feu.
Le guide officiel de WordPress donne les droits à appliquer : 755 pour les dossiers, 644 pour les fichiers, 400 ou 440 pour wp-config.php. Bloquez l'accès direct à wp-config.php, et empêchez l'exécution de fichiers PHP dans wp-content/uploads, qui ne doit contenir que des images et des documents : c'est là que les intrus déposent le plus souvent leurs scripts.
Ce sont des consignes que le serveur envoie au navigateur : HSTS (toujours en HTTPS), Content-Security-Policy (quels scripts ont le droit de s'exécuter), X-Content-Type-Options, frame-ancestors (personne ne peut afficher votre site dans un cadre piégé), Referrer-Policy et Permissions-Policy. Testez votre site avec l'Observatory de Mozilla, gratuit. Une politique de contenu trop stricte peut bloquer une extension : réglez-la sur une copie d'abord.
Un contrôle régulier des fichiers, qui signale toute modification inattendue ; un œil sur les failles publiées pour vos extensions, dans des bases publiques comme celles de Patchstack ou de WPScan ; un journal des connexions et des changements ; une vérification que le site répond ; et la Search Console de Google, qui signale les problèmes de sécurité qu'il voit. Un réglage qui n'est pas surveillé finit par ne plus être vrai.
Déplacer /wp-admin réduit le bruit des robots dans les journaux. Mais une faille d'extension s'exploite sans passer par la page de connexion. À faire en plus des réglages ci-dessus, jamais à leur place.
Les robots testent directement les failles connues, sans lire votre numéro de version. La vraie protection, c'est d'être à jour.
Deux pare-feux se gênent, ralentissent le site et ajoutent du code à mettre à jour. Une seule extension, bien réglée, vaut mieux que trois.
Le guide de WordPress le conseille à l'installation, où il gêne certaines attaques. Sur un site existant, l'opération est risquée pour un gain faible.
Chaque point qui ne va pas renvoie à l'un des douze réglages. Si votre site montre déjà des signes d'intrusion (redirections, pages inconnues dans Google, administrateur que vous ne connaissez pas), arrêtez-vous là et suivez notre guide : site WordPress piraté, que faire dans la première heure.
Ne commencez pas par les réglages techniques. Commencez par les sauvegardes et les mises à jour : ce sont elles qui décident si un incident se répare en une heure ou en une semaine. Ensuite, faites le ménage dans les extensions et les comptes, et activez la double authentification. Ces quatre gestes prennent une matinée et protègent plus que tout le reste réuni.
Les réglages 7 à 12 demandent un accès au serveur et un peu d'habitude. Si vous n'êtes pas à l'aise, faites-les faire, et surtout faites-les tenir : une sécurité réglée une fois puis oubliée ne protège plus au bout de quelques mois.
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Ce qu'on nous demande sur la sécurité de WordPress.
Dans l'ordre : une sauvegarde chaque jour hors du serveur, les mises à jour sans attendre, la suppression des extensions inutiles ou abandonnées, des comptes propres avec double authentification, PHP 8.3 ou plus et HTTPS partout. Viennent ensuite le pare-feu, la limite des connexions, l'éditeur de fichiers désactivé, XML-RPC bloqué, les fichiers protégés, les en-têtes de sécurité et la surveillance.
Une seule, bien réglée et tenue à jour. Les plus répandues, comme Wordfence, Solid Security ou Sucuri, font l'essentiel : pare-feu, limite des connexions, contrôle des fichiers. En installer plusieurs ralentit le site et crée des conflits.
Ce n'est pas nuisible, mais c'est secondaire : cela réduit le bruit des robots, sans protéger contre une faille d'extension. Faites-le en plus des vrais réglages, jamais à leur place.
Le cœur de WordPress est suivi de près et corrigé vite. La plupart des failles publiées chaque année touchent les extensions et les thèmes, comme le montrent les bases de failles publiques. Un WordPress tenu à jour, avec peu d'extensions, est solide.
WordPress recommande PHP 8.3 ou plus. Au 18 octobre 2026, PHP 8.2 ne reçoit plus de correctifs de sécurité après le 31 décembre 2026, et PHP 8.1 et 8.0 n'en reçoivent plus du tout.
Sur sa page wordpress.org, regardez la date de la dernière mise à jour et les avertissements affichés : une extension qui n'est plus testée avec les versions récentes de WordPress, ou que wordpress.org a fermée, ne recevra plus de correctif. Remplacez-la.
Ne supprimez rien et ne restaurez rien tout de suite. Suivez les gestes de la première heure : protéger les visiteurs, garder une copie, changer les mots de passe depuis un ordinateur sain. Notre guide « site WordPress piraté » les détaille.
Les réglages se font une fois, mais la sécurité se tient dans la durée : mises à jour, sauvegardes, surveillance. Boost Essentiel s'en charge pour 99 € HT par mois, sans engagement, interventions comprises.
Rédigé par l'équipe Boost de WS Agency, qui maintient et protège des sites WordPress, PrestaShop et Joomla. Publié le 18 octobre 2026.
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