Les formulaires
C'est la minimisation (article 5) : chaque champ doit servir le but annoncé. Et la transparence (article 13) : au moment où elle écrit, la personne doit savoir qui lira son message, pourquoi, et combien de temps il sera gardé.
RGPD veut dire règlement général sur la protection des données. Ce règlement européen, applicable depuis le 25 mai 2018, fixe les règles pour recueillir et utiliser des données personnelles, c'est-à-dire toute information qui permet d'identifier une personne, directement ou non. Il vaut pour toutes les organisations, quelle que soit leur taille ; en France, c'est la CNIL qui le fait respecter. Pour un site internet, il touche des choses très concrètes : les formulaires, les cookies, les textes d'information, les prestataires et la sécurité.
Publié le 24 octobre 2026 · par l'équipe Boost de WS Agency · 12 minutes de lecture

RGPD signifie règlement général sur la protection des données : c'est le règlement (UE) 2016/679, adopté le 27 avril 2016 et applicable depuis le 25 mai 2018. En anglais, on parle de GDPR. Parce que c'est un règlement, et non une directive, il s'applique tel quel dans toute l'Union. En France, il se combine avec la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978, qui en précise certains points et organise la CNIL.
L'idée de départ : chacun doit pouvoir savoir qui détient des informations sur lui, pourquoi, et avoir son mot à dire. En face, l'organisation qui s'en sert doit avoir une raison valable, l'annoncer, n'en prendre que le nécessaire, les protéger, et pouvoir prouver tout cela.
Qui est concerné ? Toute organisation, publique ou privée, quelle que soit sa taille, établie dans l'Union, ou établie ailleurs mais qui propose des biens ou des services à des personnes qui s'y trouvent, ou suit leur comportement. Un indépendant avec un formulaire de contact l'est autant qu'une grande enseigne.
L'article 5 du RGPD pose six principes, et un septième qui les chapeaute : la responsabilité.
Chaque traitement repose sur l'une des six bases légales de l'article 6 : le consentement, le contrat, une obligation légale, les intérêts vitaux d'une personne, une mission d'intérêt public, ou l'intérêt légitime. Le consentement n'est donc pas la seule voie : répondre à une demande de devis relève de la base « contrat », qui couvre aussi les démarches faites avant la signature à la demande de la personne ; conserver ses factures relève d'une obligation légale. Certaines données, dites sensibles (origine raciale ou ethnique, opinions politiques, convictions religieuses ou philosophiques, appartenance syndicale, données génétiques, données biométriques servant à identifier une personne, santé, vie ou orientation sexuelle), sont en principe interdites de traitement, sauf exceptions prévues par l'article 9.
Vous devez répondre dans un délai d'un mois, que vous pouvez prolonger de deux mois si la demande est complexe ou si les demandes sont nombreuses, en prévenant la personne. La réponse est gratuite, sauf demande manifestement infondée ou excessive. Si vous ne donnez pas suite, vous devez dire pourquoi, et rappeler à la personne qu'elle peut saisir la CNIL.
En France, l'autorité qui fait respecter le RGPD est la CNIL, la Commission nationale de l'informatique et des libertés. Créée en 1978 par la loi Informatique et Libertés, c'est une autorité administrative indépendante, et l'autorité de contrôle nationale au sens du RGPD (article 8 de la loi). Ses missions : informer et protéger les droits des personnes, notamment en traitant leurs plaintes ; aider les organismes à se mettre en conformité ; conseiller les pouvoirs publics ; anticiper les usages nouveaux ; contrôler et sanctionner. En 2025, elle a reçu 20 150 plaintes, un record, mené 323 contrôles et prononcé 83 sanctions.
Les juges ont aussi leur rôle. Les sanctions et les mises en demeure de la CNIL se contestent devant le Conseil d'État, dans un délai de deux mois à compter de leur notification ; les tribunaux tranchent quand une personne demande réparation d'un dommage causé par une violation du RGPD (article 82). Au niveau européen, les autorités nationales siègent ensemble au Comité européen de la protection des données, qui veille à ce que le règlement s'applique de la même façon partout.
C'est la minimisation (article 5) : chaque champ doit servir le but annoncé. Et la transparence (article 13) : au moment où elle écrit, la personne doit savoir qui lira son message, pourquoi, et combien de temps il sera gardé.
Ici, la règle vient de la loi Informatique et Libertés (article 82) : pas de traceur non indispensable sans accord préalable. Le RGPD fixe ce qu'est un accord valable (articles 4 et 7) : libre, spécifique, éclairé, univoque, et aussi simple à retirer qu'à donner.
C'est l'information des articles 12 à 14, en termes clairs : qui est responsable, pourquoi, sur quelle base, combien de temps, à qui les données sont transmises, quels droits exercer, et le droit de saisir la CNIL. Les mentions légales, elles, viennent d'une autre loi.
Votre hébergeur, votre outil d'e-mails ou votre agence web traitent des données pour vous : ce sont des sous-traitants, et un contrat doit fixer ce qu'ils ont le droit d'en faire (article 28). S'ils les envoient hors de l'Union, le transfert doit être encadré (articles 44 et suivants).
L'article 32 demande une sécurité adaptée au risque, et cite le chiffrement et la capacité à rétablir les données après un incident. Pour un site, cela commence par les mises à jour, des accès protégés et des sauvegardes. La CNIL détaille les mesures dans un guide de 25 fiches.
Le registre des traitements (article 30) : la dispense prévue sous 250 salariés ne vaut que pour des traitements occasionnels, sans risque et sans données sensibles ; un fichier de clients, tenu en continu, n'a rien d'occasionnel. Une fuite qui présente un risque se notifie à la CNIL au plus tard 72 heures après sa découverte (article 33), et aux personnes si le risque est élevé (article 34).
Ce guide dit d'où viennent les règles. Pour les vérifier une à une sur votre site, passez notre checklist d'audit RGPD en vingt points ; pour les textes obligatoires, lisez notre guide des mentions légales ; si une fuite arrive, suivez le déroulé fuite de données, que faire. Et pour confier le tout : la conformité RGPD avec Boost.
Le RGPD fixe deux plafonds d'amende (article 83), le montant le plus élevé étant retenu : 10 millions d'euros ou 2 % du chiffre d'affaires annuel mondial pour des obligations comme la sécurité ou la notification des fuites ; 20 millions d'euros ou 4 % pour les principes, le consentement, les droits des personnes et les transferts.
La CNIL a d'autres outils : la mise en demeure, le rappel à l'ordre, l'injonction de se mettre en conformité, avec une astreinte jusqu'à 100 000 euros par jour de retard, la limitation ou l'interdiction d'un traitement. Pour les dossiers simples, la procédure simplifiée, en place depuis 2022, plafonne l'amende à 20 000 euros et l'astreinte à 100 euros par jour, ou à 100 000 euros et 500 euros par jour au-delà de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires mondial ; ces décisions ne sont jamais rendues publiques.
En 2025, les 83 sanctions de la CNIL ont totalisé près de 487 millions d'euros, un montant porté surtout par deux décisions. Pour une petite structure, le risque concret ressemble plutôt à ceci : entre janvier et le 6 juillet 2026, la CNIL a prononcé 23 sanctions simplifiées, dont 19 après une plainte, pour 133 750 euros au total. Parmi les manquements relevés : des cookies déposés avant tout choix du visiteur, un refus plus compliqué que l'acceptation, des demandes d'accès ou d'effacement restées sans réponse.
Avant tout texte, faites une liste d'une page : ce que votre site et votre entreprise recueillent sur les gens, pourquoi, sur quelle base, combien de temps, et chez quels prestataires. Cette liste est le début de votre registre, la matière de votre politique de confidentialité et le plan de votre bandeau cookies : sans elle, on recopie des modèles qui décrivent le site d'un autre. Ensuite seulement, passez la checklist. Et refaites la liste à chaque nouvel outil : la conformité RGPD n'est pas un dossier qu'on boucle, c'est une habitude.
Avec Boost Essentiel, à 99 € HT par mois, la base est faite puis tenue : un bandeau cookies qui bloque réellement les traceurs avant l'accord, des mentions légales et une politique de confidentialité rédigées pour votre site puis tenues à jour, des formulaires vérifiés, et le contrat de sous-traitance entre vous et nous. L'option RGPD complet, 29 € HT de plus par mois, ajoute le registre des traitements, la vérification de vos autres sous-traitants, notre aide quand un client demande ses données, l'aide à la déclaration à la CNIL en cas de fuite et un dossier prêt en cas de contrôle.
Demandez notre audit gratuit : nous regardons votre site comme un visiteur, sans rien toucher, et vous recevez par e-mail un bilan clair de ce qu'il faut corriger. Ou laissez-nous nous en occuper : voir les offres.
Ce qu'on nous demande sur le RGPD.
C'est le règlement européen qui fixe les règles d'utilisation des données personnelles : il donne des droits aux personnes et impose des obligations à toutes les organisations qui se servent de ces données, quelle que soit leur taille.
Règlement général sur la protection des données. C'est le règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016, applicable depuis le 25 mai 2018 dans toute l'Union européenne. En anglais : GDPR, pour General Data Protection Regulation.
Oui. Le texte s'applique à toute organisation qui traite des données personnelles, sans distinction de taille : un indépendant qui a un formulaire de contact ou un fichier de clients est concerné. Sous 250 salariés, une dispense de registre existe, mais seulement pour des traitements occasionnels et sans risque : un fichier de clients n'en profite pas. Le reste s'applique.
La CNIL, Commission nationale de l'informatique et des libertés, autorité administrative indépendante créée en 1978 et autorité de contrôle du RGPD en France. Elle informe, traite les plaintes, conseille les organismes, contrôle et sanctionne. Ses sanctions se contestent devant le Conseil d'État, dans les deux mois.
Toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable, directement (nom, prénom) ou indirectement (téléphone, adresse e-mail, adresse IP, voix, image). Croiser plusieurs informations peut suffire.
Des amendes jusqu'à 10 millions d'euros ou 2 % du chiffre d'affaires annuel mondial, et jusqu'à 20 millions ou 4 % pour les manquements les plus graves, le montant le plus élevé étant retenu. La CNIL peut aussi mettre en demeure, rappeler à l'ordre ou enjoindre sous astreinte. En procédure simplifiée, l'amende ne dépasse pas 20 000 euros pour une entreprise dont le chiffre d'affaires mondial reste sous 50 millions d'euros.
Non. Les règles des cookies viennent surtout de l'article 82 de la loi Informatique et Libertés, le RGPD définissant ce qu'est un consentement valable. Le RGPD couvre bien plus : formulaires, textes d'information, prestataires, sécurité, droits des personnes, registre.
Pas dans la plupart des cas. L'article 37 ne l'impose qu'à trois catégories : les organismes publics ; ceux dont l'activité de base exige un suivi régulier et systématique des personnes à grande échelle ; ceux qui traitent à grande échelle des données sensibles ou relatives aux condamnations pénales. Sinon, désigner un délégué est facultatif : avec ou sans lui, votre entreprise reste responsable de sa conformité.
Rédigé par l'équipe Boost de WS Agency, qui maintient et protège des sites WordPress, PrestaShop et Joomla. Publié le 24 octobre 2026. Textes et pages consultés le 24 octobre 2026. Nous ne sommes pas avocats : pour une situation particulière, faites-vous conseiller.
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