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Audit RGPD d'un site internet : guide et checklist.Vingt points à vérifier, dont la moitié de l'extérieur.

Un audit RGPD de site internet vérifie que ce que le site fait des données de ses visiteurs correspond à ce que la loi demande : traceurs déposés seulement après accord, mentions et politique de confidentialité exactes, formulaires sobres, prestataires sous contrat, données protégées. La moitié de la checklist se contrôle de l'extérieur, en une heure, avec un simple navigateur ; le reste demande de regarder l'intérieur du site et vos outils. Voici les vingt points, et la méthode pour chacun.

Publié le 20 octobre 2026 · par l'équipe Boost de WS Agency · 10 minutes de lecture

L'essentiel en six points.Ceux que l'on trouve le plus souvent en défaut.

  1. Aucun traceur non exempté avant l'accord du visiteur, et un refus aussi simple que l'acceptation.
  2. Une politique de confidentialité à jour avec les outils que le site utilise vraiment.
  3. Des formulaires sobres, sans case pré-cochée, avec une durée de conservation appliquée.
  4. Un contrat de sous-traitance avec chaque prestataire qui touche aux données.
  5. Un registre des traitements, même court.
  6. Un site à jour et protégé, et une procédure écrite en cas de fuite.

Dans ce guide

Ce qu'un audit RGPD de site regarde.Ce que tout le monde voit, et ce qui se cache derrière.

Un audit RGPD de site internet compare deux choses : ce que le site fait réellement des données de ses visiteurs, et ce que la loi lui demande. Il se mène en deux temps.

  • L'extérieur, visible par n'importe qui : les cookies et traceurs déposés, le bandeau de consentement, les mentions légales, la politique de confidentialité, les formulaires, le chiffrement des pages. Une bonne moitié de la checklist se vérifie ainsi, sans aucun accès.
  • L'intérieur, qui demande vos accès et vos réponses : le registre des traitements, les contrats avec vos prestataires, les durées de conservation réellement appliquées, les comptes qui ont accès aux données, les sauvegardes, la sécurité, et ce qui est prévu en cas de fuite ou de demande d'un client.

Nous ne sommes pas avocats. Ce guide dit ce qu'on vérifie et comment, pas ce que vaut votre situation devant un juge : pour une activité qui traite des données sensibles (santé, enfants, données bancaires), faites relire par un juriste ou un délégué à la protection des données.

La checklist en vingt points.Classés par thème, du plus visible au plus interne.

Cookies et traceurs

  1. Aucun traceur non exempté avant l'accord du visiteur : ni publicité, ni réseau social, ni mesure d'audience qui ne remplit pas les conditions de la CNIL. Tant que la personne n'a pas donné son accord, ces traceurs ne doivent être ni déposés ni lus.
  2. Refuser aussi simplement qu'accepter : un bouton « Tout refuser » au même niveau que « Tout accepter », pas caché derrière des réglages.
  3. Un choix qu'on peut changer à tout moment, par un lien permanent, en pied de page par exemple. Retirer son accord doit être aussi simple que le donner.
  4. Les finalités et les partenaires nommés dans le bandeau ou juste derrière : qui dépose quoi, et pour quoi faire.
  5. Les contenus embarqués sous contrôle : une vidéo YouTube, une carte Google Maps, un bouton de réseau social ou des polices chargées depuis les serveurs de Google transmettent des informations sur le visiteur à un tiers dès l'ouverture de la page. Bloquez-les jusqu'à l'accord, ou hébergez vous-même ce qui peut l'être, comme les polices.

Information des visiteurs

  1. Des mentions légales complètes : éditeur, responsable de la publication, hébergeur, contact. Notre guide des mentions légales d'un site internet donne la liste et des modèles.
  2. Une politique de confidentialité exacte : quelles données, pourquoi, sur quelle base légale, combien de temps, transmises à qui, transférées ou non hors de l'Union européenne, quels droits et comment les exercer, et le droit de saisir la CNIL (article 13 du RGPD).
  3. Accessible depuis chaque page, en un clic.
  4. À jour avec les outils réels : la politique doit citer les services que le site utilise aujourd'hui, pas ceux d'il y a trois ans. C'est l'écart le plus fréquent.

Formulaires

  1. Ne demander que ce qui sert : un formulaire de contact n'a pas besoin d'une date de naissance.
  2. Une information courte sous chaque formulaire, avec un lien vers la politique de confidentialité.
  3. Aucune case pré-cochée pour la lettre d'information ou la prospection.
  4. Une durée de conservation fixée et appliquée : pour un prospect, la référence courante de la CNIL est de trois ans après le dernier contact venu de lui. Les messages reçus par le site ne doivent pas s'accumuler sans fin dans la base de données ou dans une extension de formulaire.

Prestataires et transferts

  1. La liste de vos prestataires qui touchent aux données : hébergeur, outil d'envoi d'e-mails, logiciel de gestion de la relation client, prise de rendez-vous, mesure d'audience, messagerie instantanée du site.
  2. Un contrat de sous-traitance avec chacun, conforme à l'article 28 du RGPD. Pour les grands services en ligne, il se trouve souvent dans leurs conditions, à accepter dans votre compte.
  3. Des transferts hors de l'Union européenne encadrés : depuis le 10 juillet 2023, une décision de la Commission européenne couvre les transferts vers les entreprises américaines adhérentes au cadre de protection des données UE-États-Unis ; pour les autres, il faut un autre encadrement, le plus souvent les clauses contractuelles types de la Commission.

Intérieur et sécurité

  1. Un registre des traitements (article 30 du RGPD) : la liste de ce que vous faites des données personnelles. En pratique, presque toutes les entreprises en ont besoin.
  2. Des accès maîtrisés : un compte par personne, la double authentification pour les administrateurs, les comptes des anciens prestataires supprimés.
  3. Un site tenu à jour et sauvegardé : le RGPD impose une sécurité adaptée (article 32), qu'un site jamais mis à jour respecte difficilement.
  4. Deux procédures écrites : répondre à une personne qui demande ses données ou leur suppression (en principe sous un mois), et réagir à une fuite (déclaration à la CNIL sous 72 heures quand elle présente un risque, personnes prévenues si le risque est élevé).

Faire la partie visible vous-même, en une heure.Avec un navigateur et un peu de méthode.

  1. Ouvrez le site dans une fenêtre de navigation privée, sans cliquer sur le bandeau.
  2. Ouvrez les outils de développement du navigateur (touche F12), onglet Application (Chrome, Edge) ou Stockage (Firefox), rubrique Cookies : seuls doivent apparaître des cookies techniques (session, panier, choix du bandeau). Un cookie dont le nom commence par _ga, _fbp ou _gcl avant tout clic signale un traceur déposé trop tôt.
  3. Regardez l'onglet Réseau et rechargez la page : des requêtes vers google-analytics.com, googletagmanager.com, facebook.net ou doubleclick.net avant votre accord racontent la même chose.
  4. Cliquez sur « Tout refuser », rechargez, et refaites les deux contrôles : rien ne doit avoir changé. Puis cherchez le lien qui permet de revenir sur votre choix.
  5. Lisez vos mentions légales et votre politique de confidentialité en face de la liste de vos outils : chaque service utilisé doit y figurer.
  6. Remplissez chaque formulaire en regardant ce qui est demandé, ce qui est expliqué, et s'il reste une case cochée d'avance.

Notre audit gratuit fait ces contrôles pour vous, de la même façon : il ne lit que ce que tout le monde peut voir, sans rien installer ni rien tester, et vous recevez un bilan écrit sous deux jours ouvrés. Pour l'intérieur (registre, contrats, durées, accès), il faut un accès et un échange avec vous : c'est le rôle de l'état des lieux, offert avant chaque abonnement.

Consultant RGPD, expert ou délégué : qui fait quoi.Trois niveaux, selon ce que votre entreprise fait des données.

L'audit du site

Les vingt points ci-dessus, faits par un prestataire web qui connaît aussi la technique : il voit les traceurs, corrige le bandeau, réécrit les textes, tient le tout à jour. C'est ce dont ont besoin la plupart des commerces, indépendants et PME.

Le consultant ou l'expert RGPD

Il regarde toute l'entreprise, pas seulement le site : fichiers clients, ressources humaines, logiciels, contrats, procédures. Utile quand les traitements sont nombreux ou sensibles, ou avant un contrôle.

Le délégué à la protection des données

Obligatoire pour les organismes publics, et pour ceux dont l'activité principale suppose un suivi régulier des personnes à grande échelle ou le traitement de données sensibles à grande échelle (article 37 du RGPD). Il peut être interne ou externe.

Ce que nous ferions à votre place.L'avis franc de l'équipe.

Commencez par les cookies : c'est le point le plus visible, le plus facile à vérifier pour n'importe qui, CNIL comprise, et celui que nous trouvons le plus souvent en défaut. Ensuite, confrontez votre politique de confidentialité à la liste de vos outils réels : un texte copié d'un modèle il y a des années ne décrit plus votre site.

Ne payez pas un audit de plusieurs milliers d'euros pour un site vitrine avec un formulaire de contact : la checklist ci-dessus, bien faite et tenue à jour, couvre l'essentiel. Gardez le consultant pour les cas où les données sont nombreuses ou sensibles.

La conformité de votre site, faite puis tenue.

Dans Boost Essentiel, 99 € HT par mois : bandeau cookies qui bloque réellement les traceurs avant l'accord, mentions légales et politique de confidentialité rédigées pour votre site puis tenues à jour, formulaires vérifiés, contrat de sous-traitance entre vous et nous. Avec l'option RGPD complet, +29 € HT par mois : registre, sous-traitants, aide quand un client demande ses données.

Et pour votre site ?Commencez par l'audit gratuit : il fait la partie visible pour vous.

Demandez notre audit gratuit : nous regardons votre site comme un visiteur, sans rien toucher, et vous recevez par e-mail un bilan clair de ce qu'il faut corriger. Ou laissez-nous nous en occuper : voir les offres.

Gratuit et sans engagement. Audit passif : nous ne lisons que ce que tout le monde peut voir.

Questions fréquentes.

Ce qu'on nous demande sur l'audit RGPD d'un site.

Qu'est-ce qu'un audit RGPD de site internet ?

C'est la vérification que le site traite les données de ses visiteurs comme la loi le demande : traceurs, bandeau de consentement, mentions légales, politique de confidentialité, formulaires, prestataires, registre, sécurité. Une partie se fait de l'extérieur, le reste avec vos accès et vos réponses.

Un audit RGPD est-il obligatoire ?

Le RGPD n'impose pas d'audit en tant que tel, mais il demande au responsable de traitement d'être en mesure de démontrer sa conformité (articles 5 et 24). Un audit, même simple et refait régulièrement, est la façon la plus directe de le faire.

Puis-je faire l'audit RGPD de mon site moi-même ?

Pour la partie visible, oui : en navigation privée, avec les outils de développement du navigateur, vous voyez les cookies déposés et les requêtes envoyées avant votre accord, et vous pouvez relire vos textes et vos formulaires. La partie interne demande de connaître vos prestataires, vos contrats et vos durées de conservation.

Combien coûte un audit RGPD ?

De rien à plusieurs milliers d'euros, selon le périmètre. L'audit extérieur de Boost est gratuit. Un audit complet de l'entreprise par un consultant se chiffre sur devis. Pour un site vitrine ou une petite boutique, la conformité faite puis tenue à jour est comprise dans Boost Essentiel, à 99 € HT par mois.

Consultant RGPD, expert RGPD, délégué à la protection des données : quelle différence ?

Le consultant ou l'expert accompagne l'entreprise sur une mission. Le délégué à la protection des données a un rôle officiel et permanent ; il est obligatoire pour les organismes publics et pour ceux qui suivent des personnes ou traitent des données sensibles à grande échelle. Pour l'audit d'un site, un prestataire web qui connaît le RGPD suffit le plus souvent.

Mon site n'a pas de formulaire : suis-je concerné ?

Oui. Les cookies et traceurs, les mentions légales, les journaux du serveur et les contenus embarqués (vidéos, cartes, polices) suffisent à faire entrer un site dans le champ de la loi.

Que risque un site qui n'est pas conforme ?

Une plainte, un contrôle de la CNIL, une mise en demeure, et dans les cas graves une sanction, que le RGPD plafonne à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires mondial. Pour la plupart des petites entreprises, le risque concret est d'abord la mise en demeure et l'atteinte à la confiance des clients.

Que contient l'audit gratuit de Boost ?

Douze points lus de l'extérieur, dont les traceurs déposés avant tout accord, le bandeau de consentement, les mentions légales et la politique de confidentialité, plus la sécurité de la connexion, de la messagerie et du nom de domaine. Il est passif : il ne lit que ce que tout le monde peut voir. Le bilan arrive par e-mail sous deux jours ouvrés.

Sources et mises à jour.Signé, daté, corrigé si besoin.

Rédigé par l'équipe Boost de WS Agency, qui maintient et protège des sites WordPress, PrestaShop et Joomla. Publié le 20 octobre 2026. Textes et pages de la CNIL consultés le 20 octobre 2026.

Une erreur, une information à compléter, un droit de réponse ? Écrivez à contact@wsagency.fr : nous corrigeons, et nous indiquons ici ce qui a changé et quand.

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