Réinstaller WordPress en entier
Le cœur est rarement en cause. Une réinstallation complète ne touche pas l'extension fautive, et peut écraser vos réglages si elle est mal faite.
Ce message veut dire que WordPress s'est arrêté sur une erreur fatale de PHP : une extension, le thème ou la version de PHP ne fonctionnent plus ensemble, le plus souvent juste après une mise à jour. Le site n'est ni perdu ni forcément piraté. La cause est écrite dans un e-mail envoyé à l'adresse d'administration du site, ou dans le journal des erreurs, et la réparation consiste presque toujours à désactiver l'élément fautif, même sans accès à l'administration.
Publié le 20 octobre 2026 · par l'équipe Boost de WS Agency · 11 minutes de lecture
Depuis la version 5.2, WordPress se protège des erreurs fatales de PHP : au lieu d'une page blanche, il affiche « Il y a eu une erreur critique sur ce site », parfois suivi d'une invitation à consulter la boîte de réception de l'adresse e-mail d'administration. Le serveur renvoie en même temps un code 500 : pour vos visiteurs comme pour Google, le site est en panne.
Au même moment, WordPress envoie un e-mail à l'adresse d'administration du site (celle de Réglages, puis Général), intitulé « Votre site rencontre un problème technique ». Il contient trois informations précieuses : l'extension ou le thème en cause, le fichier et la ligne de l'erreur, et un lien secret vers le mode de récupération, qui vous laisse entrer dans l'administration malgré la panne.
Le message n'efface rien : vos pages, vos articles, vos commandes et vos réglages sont dans la base de données, intacts. C'est l'affichage qui s'est arrêté, le site n'est pas perdu.
create_function() ou each(). L'erreur apparaît alors sans que personne n'ait touché au site.Allowed memory size exhausted. Une extension gourmande, une importation, une boutique qui a grossi.Ne réinstallez rien et ne restaurez rien tout de suite. Lancez une sauvegarde depuis l'espace de votre hébergeur, ou téléchargez par FTP le dossier wp-content et le fichier wp-config.php. Notez ce qui a changé juste avant : une mise à jour, une extension ajoutée, un e-mail de l'hébergeur au sujet de PHP.
Cherchez-le dans la boîte de l'adresse d'administration, courrier indésirable compris. Il nomme l'extension ou le thème en cause. Cliquez sur son lien vers le mode de récupération et connectez-vous : WordPress met l'élément fautif en pause, pour votre navigateur seulement, et le signale en haut de l'administration. Désactivez-le dans Extensions, vérifiez dans une fenêtre de navigation privée que le site s'affiche, puis quittez le mode de récupération par le bouton de la barre du haut. Le lien expire au bout d'un jour, et WordPress n'envoie pas plus d'un e-mail par jour : si vous l'avez manqué, passez à l'étape suivante.
Le journal dit la même chose que l'e-mail. Chez beaucoup d'hébergeurs sous cPanel, il est dans Métriques, puis Erreurs, ou dans un fichier error_log à la racine du site ; sous Plesk, dans Journaux. Sinon, demandez à WordPress de l'écrire lui-même. Par FTP ou avec le gestionnaire de fichiers de l'hébergeur, ouvrez wp-config.php, à la racine du site, et remplacez la ligne define('WP_DEBUG', false); par ces trois lignes (si elle n'existe pas, ajoutez-les avant la ligne qui commence par « /* C'est tout, ne touchez pas à ce qui suit ») :
define('WP_DEBUG', true);
define('WP_DEBUG_LOG', true);
define('WP_DEBUG_DISPLAY', false);
Rechargez la page en erreur, puis ouvrez le fichier wp-content/debug.log. Cherchez la dernière ligne qui contient PHP Fatal error, par exemple :
[20-Oct-2026 09:14:07 UTC] PHP Fatal error: Uncaught Error: Call to undefined function create_function() in /home/compte/public_html/wp-content/plugins/exemple/exemple.php:42
Le chemin désigne le coupable : après wp-content/plugins/, c'est le dossier d'une extension (ici « exemple ») ; après wp-content/themes/, celui d'un thème ; dans wp-admin ou wp-includes, c'est WordPress lui-même. Ne mettez pas WP_DEBUG_DISPLAY à true sur un site en ligne : les erreurs, avec les chemins de votre serveur, s'afficheraient à tous vos visiteurs.
Avec un logiciel FTP comme FileZilla, ou le gestionnaire de fichiers de l'hébergeur, allez dans wp-content/plugins et renommez le dossier de l'extension, par exemple « exemple » en « exemple.off ». WordPress ne la trouve plus et la désactive. Le site revient ? Le coupable est trouvé : attendez une mise à jour corrigée, ou choisissez une autre extension qui rend le même service, avant de la réactiver.
Si vous ne savez pas laquelle est en cause, renommez le dossier plugins entier en plugins.off, ouvrez la page Extensions de l'administration (WordPress y constate leur absence et les désactive toutes), redonnez au dossier son nom plugins, puis réactivez les extensions une à une, en rechargeant le site après chacune. Celle qui ramène l'erreur est la bonne.
Renommez son dossier dans wp-content/themes. WordPress passe alors sur un thème par défaut, à condition qu'il en reste un dans ce dossier (leur nom commence par Twenty). L'apparence change, mais le site et l'administration s'affichent. Si l'erreur vient d'un code que vous avez collé dans functions.php, retirez-le, puis redonnez au dossier son nom.
Dans l'espace de votre hébergeur (sous cPanel : « Sélectionner une version de PHP » ou « MultiPHP Manager »), revenez à la version précédente le temps de mettre à jour, ou de remplacer, l'extension ou le thème trop ancien. Puis repassez à une version suivie : au 20 octobre 2026, PHP 8.1 ne reçoit plus aucun correctif de sécurité, et PHP 8.2 n'en recevra plus après le 31 décembre 2026. WordPress recommande PHP 8.3 ou plus.
Ajoutez dans wp-config.php, au même endroit, define('WP_MEMORY_LIMIT', '256M');. WordPress ne peut pas dépasser la limite fixée par l'hébergeur (memory_limit) : si elle est plus basse, relevez-la dans les réglages de PHP de votre espace, quand l'offre le permet. Puis cherchez ce qui consomme autant : une extension qui s'emballe ne se règle pas en lui donnant toujours plus.
Quand le journal désigne wp-admin ou wp-includes, les fichiers de WordPress sont incomplets, souvent après une mise à jour coupée. Téléchargez la version installée (elle est écrite dans wp-includes/version.php) sur fr.wordpress.org, puis remplacez par FTP les dossiers wp-admin et wp-includes, et les fichiers de la racine sauf wp-config.php. Ne touchez pas à wp-content : vos thèmes, vos extensions et vos images y sont.
Remettez define('WP_DEBUG', false); et supprimez wp-content/debug.log : sur beaucoup de serveurs, n'importe qui peut l'ouvrir à l'adresse votresite.fr/wp-content/debug.log, avec les chemins de votre serveur. Puis notez la cause, la date et ce qui a réglé le problème : la prochaine fois ira plus vite.
Vous n'avez pas le temps, pas les accès, ou l'erreur résiste : nous trouvons la cause dans les journaux du serveur, nous réparons et nous vous expliquons en trois lignes ce qui s'est passé. Prix fixe pour un rétablissement simple, de 8 h à 22 h, 7 jours sur 7 ; si la cause est plus profonde, nous vous proposons un devis avant d'aller plus loin. Et avec Boost, l'intervention est comprise.
Le cœur est rarement en cause. Une réinstallation complète ne touche pas l'extension fautive, et peut écraser vos réglages si elle est mal faite.
Vous perdez les commandes, les messages et les contenus reçus depuis, pour une panne qui se règle souvent en renommant un dossier.
Supprimée depuis l'administration, une extension peut emporter ses réglages. Renommer son dossier suffit, et se défait en une seconde.
WP_DEBUG_DISPLAY à true montre les chemins de votre serveur à chaque visiteur. Le journal suffit, et lui seul doit rester.
Si l'e-mail de récupération est arrivé, suivez-le : c'est le chemin le plus court, et il ne demande ni FTP ni code. Sinon, le journal des erreurs donne la réponse en une ligne, et tout le reste n'est que de l'exécution. Ce que nous déconseillons, c'est de chercher au hasard : désactiver, réinstaller, restaurer, en espérant que ça passe. Chaque essai sans diagnostic peut ajouter une panne à la première.
Et pour la suite : une erreur critique arrive presque toujours après une mise à jour installée directement sur le site en ligne. Testée d'abord sur une copie, la même mise à jour aurait cassé la copie, pas votre site.
Avec Boost Essentiel, 99 € HT par mois : mises à jour testées sur une copie avant d'être installées, sauvegardes chaque jour, disponibilité du site vérifiée toutes les 5 minutes, contrôle de vos fichiers chaque jour. Urgence prise en charge sous 8 h, de 8 h à 22 h, 7 j/7, et l'intervention est comprise.
Ce qu'on nous demande sur l'erreur critique de WordPress.
WordPress s'est arrêté sur une erreur fatale de PHP, le plus souvent causée par une extension, le thème ou un changement de version de PHP. Depuis WordPress 5.2, ce message remplace la page blanche, et un e-mail envoyé à l'adresse d'administration du site nomme la cause.
Regardez dans les courriers indésirables de l'adresse d'administration du site. S'il n'y est pas, lisez le journal des erreurs de votre hébergeur, ou activez WP_DEBUG_LOG dans wp-config.php : la ligne « PHP Fatal error » du fichier wp-content/debug.log désigne l'extension ou le thème en cause.
Par FTP ou avec le gestionnaire de fichiers de l'hébergeur : renommez son dossier dans wp-content/plugins, par exemple en ajoutant .off à la fin. WordPress ne la trouve plus et la désactive. Pour toutes les désactiver, renommez le dossier plugins lui-même, ouvrez la page Extensions, puis redonnez-lui son nom.
Non. Vos pages, vos articles, vos commandes et vos réglages sont dans la base de données, que l'erreur ne touche pas. Évitez seulement de restaurer une ancienne sauvegarde avant d'avoir trouvé la cause : c'est elle qui ferait perdre ce qui a été reçu depuis.
Rarement. Elle vient presque toujours d'une mise à jour ou d'un changement de version de PHP. Mais si le journal désigne un fichier que vous n'avez jamais installé, ou si le site redirige ailleurs, traitez-la comme une intrusion repérée.
Parce que WordPress et beaucoup d'extensions se mettent à jour seuls, et que les hébergeurs changent parfois la version de PHP de leurs serveurs. Le site a changé, même si personne ne s'y est connecté.
Une panne de quelques heures, non : le serveur renvoie un code 500 et Google repasse plus tard. Si elle dure plusieurs jours, Google espace ses visites et peut retirer des pages de ses résultats. Réparez dans la journée.
Chez nous, le dépannage d'un site en panne coûte 190 € HT, à prix fixe, le jour même, de 8 h à 22 h, 7 jours sur 7, pour un rétablissement simple. Si la cause est plus profonde, nous proposons un devis avant d'aller plus loin. Avec l'abonnement Boost, dès 99 € HT par mois, l'intervention est comprise.
Toutes les erreurs, classées par message : Erreurs de site, trouver la cause et réparer. Des signes d'intrusion (redirections, pages inconnues, fichiers que vous n'avez pas mis) : suivez plutôt notre guide site WordPress piraté, que faire dans la première heure.
Rédigé par l'équipe Boost de WS Agency, qui maintient et protège des sites WordPress, PrestaShop et Joomla. Publié le 20 octobre 2026. Manipulations vérifiées le 20 octobre 2026 sur WordPress 7.1 ; elles valent aussi pour WordPress 6, et pour PHP 8.1 à 8.5.
Une erreur, une information à compléter, un droit de réponse ? Écrivez à contact@wsagency.fr : nous corrigeons, et nous indiquons ici ce qui a changé et quand.
Nous trouvons la cause dans les journaux, nous réparons, puis nous vous expliquons comment éviter que ça revienne. De 8 h à 22 h, 7 jours sur 7. Avec l'abonnement Boost, dès 99 € HT par mois, l'intervention est comprise.